On est folle !!! Avec Cécile nous nous sommes levées à 6h, pour visiter une école à Stockholm. Le but étant de comparer l’endroit où nous travaillons avec un équivalent suédois. Avec Gävle, ce n’est pas possible car c’est une ville de la même taille qu’Orléans à peu près (voir plus petite). Comme nous avions laissé de coté cette idée et que le temps passe très vite, nous n’avons pas du tout contacté d’école. C’est pourquoi, que nous y avons été au hasard. Nous avons joué à la loterie et demandé à une dame dans la rue où nous pouvions aller. Nous lui avons expliqué ce que nous cherchions et nous avons atterri en banlieue.


Bon vous voyiez selon les photos que ce n’est pas la Seine-Saint-Denis mais c’est l’équivalent suédois. Stockholm n'est pas une ville si grande que Paris et en voyant la cour d récréation des enfants on n'imagine pas ça en France.

Heureusement que nous n’étions pas en France : on a réussi à rentrer dans une école, à rencontrer la directrice et des enseignants, sans qu’on passe par l’inspectrice (et envoyant une lettre recommandée 3 semaines avant, comme à Colombes). Bref, on a été super bien accueillies. La directrice super occupée nous a accordé une sorte d’interview, un condensé mais un des plus intéressants que j’ai eu dans le voyage. On a vu que dans des conditions presque identiques à la France (je dis presque car la catastrophe sociale des HLM de banlieue est incomparable), avec la même population qu’en France voir pire (car la plupart des enfants de l’école visitée étaient des réfugiés, dans un état psychologique très perturbés), avec tout ça les enseignants suédois faisaient un boulot merveilleux. Ils sont patients, compréhensif, respectueux, calmes, apaisant, gentils… j’en passe. Cela nous a donné une vraie bouffée d’oxygène et plein d’idées à utiliser en classe. La seule chose qu’on ne peut pas reproduire en France, c’est la nature et l’espace mais pour le comportement et la pédagogie, on peut le faire partout. En parlant d’espace, on a rencontré une professeure suédoise qui était partie au Pakistan et qui nous racontait que les Suédois avaient des normes très strictes au niveau de l’espace à conserver entre chaque élève. Elle devait mesurer un nombre de centimètres précis pour savoir combien de voiture étaient nécessaire au transport scolaire. En France, en voyant nos salles de classe, ils seraient fous les suédois. Enfin, moi je suis sortie de l’école toute joyeuse, en ayant l’impression d’avoir trouvé les clés que je cherchais et j’avais trop envie de les tester tout de suite.
Donc le cœur léger, et en ayant l’impression d’avoir achevé notre travail, nous avons retrouvé Nils (l’allemand) et ses sœurs. Pour les retrouver, nous avons demandé notre chemin ; J’étais dégoutée, j’ai sortie trois mots en anglais et les gars en question m’ont demandé si on était française… J’en ai marre, j’ai amélioré de façon significative mon anglais, mais je n’ai pas perdu se satané accent ridicule (pour moi car avec ça on a quand même la cote avec la plupart des étrangers, qui trouvent ça trop mignon). Mais je m’en moque, ça m’agace !!!! Pour la peine, on a mangé un burger dans un resto américain et on a passé la journée à faire du shoping (qui d’ailleurs n’a pas été très productif vu que Stockholm est vraiment très cher). J’ai vu des choses super chouettes, mais hors de prix… ce n’est pas grave nous nous sommes quand même amusé, en bonne compagnie (d’ailleurs on a appris que marché sur les plaques d’égout avec un A dessus portaient chance en Allemagne… au cas où, si vous en voyiez une : sautez à pied joint dessus. On a vu aussi des euros pour la première fois depuis 2mois et demi : l'émotion !
