Liesje, Elisa (notre Erasmus organisatrice), Jolien et Ruth l’équipe belge
David, Sara, Bélen, Carlos l’équipe espagnole
Nina, rejoint par la suite par Phillipe, Bernard, et Nadine, l’équipe allemande
Et l’équipe française : Cécile, Florence et moi.
Donc avec tout ce monde là dans le train, après avoir fait des jeux et chanté et après 8 heures d’un sommeil très léger, j’ai ouvert les yeux, ça faisait à peu près 15 heures qu’on était dans le train. J’ai ouvert les rideaux et là j’ai vu : de la neige, des arbres, de la neige, des arbres…et de la neige et des arbres. C’était magnifique. Le soleil se levait et je me sentais vraiment une aventurière. Il ne semblait y avoir personne dans cette région à part ce train dans lequel nous étions.
Quand nous sommes descendus je me suis dit, je ne suis pas assez couverte. Le froid prenait au visage, nos cils commençaient à geler, nos cheveux ont blanchi de givre. Il faisait pourtant un soleil magnifique et la poussière brillait, gelée elle ressemblait à une poussière de paillettes (décidément Priscilla, ce pays est pour toi).
Après être passé à l’office du tourisme du coin, nous avons fait un petit tour dans la ville. Celle-ci n’est pas très jolie à mon goût car un peu trop industrielle. Mais nous avons vu une superbe église en bois et beaucoup de neige.
Ensuite nous sommes partis en bus, direction l’Ice hotel (l’hôtel de glace).
C’est un hôtel qui est refait chaque année par des artistes, il est fait totalement en glace (même le bar servait des boissons dans des verres en glace).
Hey non Sébastien, je n'ai pas essayé le ricard en terrasse ;-)
Bon les murs, ce n’était pas du sorbet ou de l'Hagen dass!!! On a gouté mais on avait peur d’avoir la langue collée aux parois.
Les chambres étaient hallucinantes !! Toutes sculptées dans des énormes morceaux de glace. Chaque chambre avait un thème, c'était magnifique et grandiose, mais on se demandait quand même comment on pouvait y dormir.
Il faisait vraiment très froid (-24°C), je commençais à ne plus sentir mes doigts de pieds.
On est resté emmitouflé dans toutes nos épaisseurs de vêtements… pour faire les pin-up ce n’était pas très efficace !!! Sexy le Damart, le pull en laine, les deux pairs de chaussettes, la cagoule, les gants et l’écharpe !!!
Au fur et à mesure de la visite nous avons compris comment les clients pouvaient dormir dans cette hôtel (car ce n’était pas qu’un musée). Ils dormaient sur les peaux de rennes mais aussi dans des supers sacs de couchages individuels. Bon ce n’est pas un très bon plan romantique car à 200 euros la nuit on ne peut même pas dormir ensemble. De plus la journée tout le monde ressemblait à des bonhommes Michelin dans des énormes combinaisons. Enfin, là-bas c’était une réelle question de survie (ça remet les choses en place dans la tête).
A la fin de deux heures de marche dans l’hôtel, nous nous sommes posés dans un café. Je ne sentais plus mes doigts pieds. Ils étaient littéralement congelés et ce n’est pas une sensation très agréable. J’ai senti mon corps qui se changeait en sorbet ! Nous nous sentions vidés car nous luttions contre le froid. Mais nous avons eu le droit à un couché de soleil magique derrière l'ice hotel. J'étais juste dégoutée que mon appareil photo ne supporte pas le froid (les piles ont gelé et l'appareil ne marchait qu'une fois sur 10).
Le soir (qui est arrivé très vite avec le soleil étant totalement couché 16h), nous avons dormi chez Stig. C’est un éleveur de rennes, il en a environ 10 000 vivants et je ne sais pas combien dans ses frigos. C’est un réel business man, il propose une auberge de jeunesse à la périphérie de la ville de Kiruna (pas très jolie mais confortable par rapport au reste) et il propose de vivre à la façon Sami dans des huttes au fin fond de la forêt.
Stig est un vrai Sami ou Lapon. Nous avons appris que les Suédois n’ont pas été très pacifistes avec cette ethnie. Comme les indiens d’Amérique du nord, ils ont été obligé de migrer car ils ont vu leur terrain de chasse et de pêche de plus en plus restreint. Aujourd’hui, il ne reste plus beaucoup de Sami, même si éparpillés en Laponie Suédois, Norvégienne et Finlandaise. Je trouve ça vraiment triste car mine de rien, ils ont une culture très riche : proches de la nature, faisant des objets artisanaux divers, ayant de nombreuses croyances et sûrement beaucoup d’histoires.
Bref, nous avons partagé notre repas avec lui. Nous avons cuisiné des fajitas et lui nous a sorti un jambon sec entier de Renne !!! C’est très fort et ça m’a fait plus rigoler qu’apprécier.
Quand à 23h tout le monde avait envie de se coucher, Stig nous a demander d’aller dehors sur le pas de la porte. Il y a avait une aurore boréale ! Oui mesdames, messieurs. Là, je n’ai plus eu rien à faire du froid, j’ai sauté dans mes moon-boots et hop dehors. Alors même si on n’était pas dans un lieu idyllique (car dans une zone industrielle et qu’on voyait les lumières de la ville), j’ai apprécié l’aurore. C’est fou ce que la nature peut faire. Il y avait dans le ciel une grande trainée verte qui bougeait très légèrement et pourtant il faisait nuit noire. Je savais en plus que j’assistais à ce que j’attendais depuis sis longtemps. C’est un phénomène rare et j’ai eu la chance de le voir. J’en avais les larmes aux yeux et je suis restée longtemps dehors à regardé les étoiles et l’aurore, à 23h du soir, dehors en Laponie à -24°C.
Magique et inoubliable même si on ne le voit pas très bien sur les photos.

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